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Gaza-Le cessez-le-feu doit entrer en vigueur dimanche
information fournie par Reuters 19/01/2025 à 03:28

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Le cessez-le-feu entre en vigueur à 06h30 GMT dimanche dans la bande de Gaza

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Trois femmes otages seront libérées dans l'après-midi

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Trente prisonniers palestiniens seront libérés pour chaque femme otage

(Actualisé avec détails)

par Maayan Lubell et Nidal al-Mughrabi

L'accord de cessez-le-feu et de libération des otages dans la bande de Gaza conclu entre Israël et le Hamas devrait entrer en vigueur dimanche matin, ce qui pourrait mettre fin à la guerre qui dure depuis 15 mois.

Le cessez-le-feu en trois étapes entrera en vigueur dimanche à 06h30 GMT et trois femmes otages devraient être libérées dimanche après-midi en échange de 30 prisonniers chacune.

Les forces israéliennes ont commencé à se retirer de certaines zones de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, au "corridor de Philadelphie", zone tampon à la frontière avec l'Egypte, ont rapporté tôt dimanche des médias affiliés au Hamas.

L'accord négocié au Qatar prévoit une première phase comprenant une trêve initiale de six semaines accompagnée de la libération des otages enlevés par le Hamas lors de l'attaque du 7 octobre 2023, en échange de la libération de détenus palestiniens emprisonnés par Israël.

Trente-trois des 98 otages israéliens restants aux mains du Hamas, dont des femmes, des enfants, des hommes de plus de 50 ans, des malades et des blessés, doivent être libérés au cours de cette phase. En contrepartie, Israël libérera près de 2.000 Palestiniens de ses prisons.

Parmi ces prisonniers, figurent 737 hommes, femmes et adolescents, dont certains sont membres de groupes militants palestiniens reconnus coupables d'attentats, ainsi que des centaines de Palestiniens de Gaza en détention depuis le début de la guerre.

Après la libération de dimanche, l'accord prévoit la libération de quatre autres femmes otages au bout de sept jours, puis de trois autres otages tous les sept jours par la suite, a précisé Brett McGurk, le principal négociateur américain.

L'accord a été approuvé par le gouvernement israélien samedi, deux jours avant l'investiture de Donald Trump à la Maison blanche.

Le président-élu avait menacé le mois dernier de faire payer "un prix terrible" au Proche-Orient si les otages détenus par le Hamas n'étaient pas libérés avant son accession à la Maison blanche.

GAZA APRÈS LA GUERRE?

Le doute subsiste toutefois sur ce qu'il adviendra dans la bande de Gaza à l'issue de la guerre en l'absence d'un accord sur l'avenir de l'enclave.

Au-delà de la mise en oeuvre de l'accord et des trois phases qu'il prévoit, le chemin vers la paix reste complexe et potentiellement périlleux.

Il faudra que les Palestiniens, les Etats arabes et Israël conviennent d'une vision post-guerre pour Gaza - un défi de taille, entre les garanties sécuritaires réclamées par l'Etat hébreu et les milliards de dollars qui seront nécessaires pour la reconstruction de l'enclave.

Reste également à déterminer, ce qui n'est pas non plus une mince affaire, qui dirigera alors la bande de Gaza. Israël a rejeté toute hypothèse impliquant le Hamas et n'est pas très enclin non plus à voir l'Autorité palestinienne, qui dispose de prérogatives limitées en Cisjordanie occupée, prendre le pouvoir.

En Israël, le retour des otages pourrait atténuer la colère de l'opinion publique à l'encontre du Premier ministre Benjamin Netanyahu et de son gouvernement, critiqués après les attaques du 7 octobre 2023.

Les ministres les plus extrémistes de la coalition gouvernementale, qui avaient décrié l'accord, ont estimé que le cessez-le-feu représentait une capitulation face au Hamas.

Benjamin Netanyahu a mis en garde le Hamas, affirmant que si le groupe islamiste ne publiait pas la liste des otages qui seront libérés dimanche, Israël ne respecterait pas l'accord de cessez-le-feu et se réservait le droit de reprendre les hostilités.

Toutefois, si le conflit reprenait, des dizaines d'otages israéliens pourraient rester dans la bande de Gaza.

ONDE DE CHOC AU PROCHE-ORIENT

La guerre dans la bande de Gaza a provoqué une onde de choc au Proche-Orient, et le conflit s'est élargi à la Cisjordanie occupée, au Liban, à la Syrie, au Yémen et en Irak, sur fond de craintes d'un embrasement avec l'Iran.

Plus d'un an après le début de la guerre entre Israël et le Hamas, la situation dans la région a profondément changé.

L'"Axe de la résistance" défendu par l'Iran et qui comprend le Hamas, le Hezbollah, les Houthis du Yémen et des groupes armés en Irak a été affaibli et le régime syrien de Bachar al Assad s'est effondré.

L'armée israélienne se retrouve ainsi en position de force dans la région.

Au niveau diplomatique, la situation est tout autre, alors que la guerre dans la bande de Gaza a isolé Israël sur la scène internationale.

La Cour pénale internationale (CPI) a émis en novembre dernier un mandat d'arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité présumés dans la bande de Gaza. Par ailleurs, l'Afrique du Sud a porté plainte devant la Cour internationale de justice (CIJ), accusant Israël d'actes génocidaires.

L'Etat hébreu a dénoncé ces accusations, estimant qu'elles étaient motivées politiquement.

Près de 47.000 personnes ont été tuées dans la bande de Gaza, selon les autorités locales, depuis le début du siège total de l'enclave mené par Israël en réponse à l'attaque du Hamas le 7 octobre 2023, lors de laquelle 1.200 personnes ont été tuées et 250 autres enlevées, d'après les autorités israéliennes.

(Rédigé par James Mackenzie; version française Camille Raynaud)

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